Morgan Heritage

Morgan Heritage est un des groupes nu-roots les plus en vue actuellement. Ne rater pas leur concert s'ils sont près de chez vous, car c'est du pur nu-roots!!!



Les débuts de Morgan Hertitage (Denroy, David, Jeff, Lukes, Memmalatel, Ray, Peter, et Una) furent assez difficiles. Bien qu'étant les enfants de Denroy Morgan (voir par ailleurs sa bio), tout n'est pas forcément plus facile quand votre père est connu et respecté dans la musique. D'autant plus quand une partie de la famille est née aux Etats-Unis et souhaite percer dans le reggaemusic jamaïquain. En 1994, sortait pourtant leur premier album « Miracle ». la critique fut assez dure parlant de cet album comme un album de reggae bon marché, aseptisé, sans âme.
Il ne faut pourtant jamais juger un artiste sur un premier jet. La vérité d'un jour n'est pas celle de demain. C'est ainsi que 3 ans plus tard « Protect Us Jah » sortait chez VP Records collaboration avec Bobbie Dixon. Cet album réunissait du roots conscious comme on en avait peu écouté depuis longtemps (allez faire un tour écouter "Exalt Jah"ou "Wh
at Man Can Cry,"), du lover avec des titres comme "Let's Make Up" et"Me or You", bref du pur reggae comme ça faisait longtemps qu'un poste n'en avait pas craché.
Non contente d'être un des meilleurs albums de l'année, la famille remit ça avec, en 1998, « One calling ». Et la participation de King Jammys n'y est sans doute pas pour rien (ah tout est plus facile lorsqu'on sait s'entourer...). Tout au long des 14 titres de l'album, les morceaux roots s'enchaînent avec des lyrics posées, puissantes, poignantes.
1999 est l'année de la compil « Morgan heritage and Friends » qui apparaît plus comme l'album d'une nouvelle génération d'artistes comme Military Man ou JahMali, bien que trois titres (dont un en combinaison avec Toots Hibert !!!) soit de la Morgan Héritage Family.
Et arriva un jour « Don't Haffi Dread » avec toujours un savant mélange entre roots et lovers. Cet album marqua le retour aux commandes de Bobbie Dixon toujours sur VP Records. Un autre élément important de cette production est à noter : le titre. En clair : « il ne suffit pas d'avoir des locks pour être Rasta ». Cette position fit scandale, mais plaça les Morgan Héritage comme les leaders d'un reggaemusic plus ouvert, plus sûr de sa force, prêt à conquérir le monde. Et c'est ce qu'il advint, une grande tournée vint couronner la réussite de cet album.
Depuis la famille s'est agrandie avec les petits brotha' LMS, avec qui vous les aurait découvert en tournée cette année en France.
Leur dernier album continue dans la voie royale qui leur est tracée : des lyrics intelligentes, un son toujours plus massif, du pur roots reggae et du lovers à vous...
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# Posté le dimanche 08 avril 2007 10:12

Bunny Wailer

Bunny Wailer est l'un des trois fondateurs des Wailers, un groupe qui a transformé le reggae...



Bunny Wailer, de son vrai nom Neville Livingstone, est né à Kingston en 1947. Il rencontre Bob Marley dès l'enfance et les deux vont faire la paire. En effet, les deux potes se retrouvent à l'adolescence et vont devenir les élèves de Joe Higgs qui leur enseigne tout son savoir musical. C'est à cette époque qu'ils rencontrent un certain Peter Tosch... Les trois amis vont créer successivement Teenagers, puis the Wailing Rude boys et enfin the Wailing Wailers. C'est Bunny Wailer qui fera les harmonies vocales dans le groupe.
Après avoir bossé avec Leslie Kong, c'est chez Studio 1, avec Clément Coxsone Dodd qu'ils vont acquérir leur début de notoriété. Les Wailers vont en effet sortir pas moins de 70 singles pour Studio 1, dans le plus pur style de l'époque : entre reprises de morceaux soul et morceaux originaux comme « Simmer Down ».
Bunny, plutôt discret en général, sait être là au bon moment et c'est donc lui qu'on apprécie au chant sur la chanson « Sunday Morning ». lorsque Bob Marley part tenter sa chance aux Etats-Unis, il enregistre de très bons titres parmi lesquels on peut citer « Dreamland » et « Rock Sweet Rock »...
Pourtant, en 1967, sa carrière musicale connaît un coup d'arrêt lorsqu'il est arrêté et emprisonné pour détention de marijuana.
De retour au sein des Wailers, il participe à la création du label Wailing'n Soul. Les fans savent que c'est Bunny Wailer qui pose sa voix sur les titres « Riding High », « Brain Washing » et « Rebel's hop »...
C'est à l'époque de la collaboration des Wailers avec Lee Perry, que ce dernier fait un remix de « Dreamland ». c'est aussi à cette époque qu'il crée son propre label Solomonic (1972).
De la période Island des Wailers, il faut surtout retenir que c'est sur leur second album, « Burnin », qu'il assume le rôle de chanteur solo sur « Hallellujah Time » et « Pass It On ». En 1973, fatigué, il refuse de faire la tournée américaine des Wailers et est remplacé par son mentor Joe Higgs. Un an plus tard le groupe se sépare. Peter et lui débutent des carrières solos. C'est donc sur son label Solomonic, que Bunny Wailer va sortir les singles « Rastaman », en 1974, et « Arabs oil Weapon » en 1975. Il publie son premier album solo, « Blackheart Man », en 1976. C'est une compilation de ses singles qui va connaître un bon succès. Suivent les albums « Protest », en 1977, et « Struggle », en 1979, ainsi qu'une participation à la bande originale du film « Rockers » et le tube « Love Fire ».
En 1980, il sort un album de reprise des titres des Wailers de l'époque Island. Puis produit, à la mort de Bob Marley, le fameux « Tribute », en mémoire de son ami d'enfance.
Bunny Wailer prend, alors, un peu de recul avec l'avènement de l'ère du digital dans le reggae des 80's.. Ils tentent de reformer les Wailers avec Peter et Justin Braithwait, mais malgré le succès d'un premier titre « Nice Time », ils se heurtent au refus de Rita Marley qui a hérité des droits d'auteurs de son mari. Puis Peter Tosch est assassiné en 1987. Bunny continue à écrire, mais se fait plus discret. Les plus chanceux auront pu l'apercevoir lors de concert organisé à la mémoire de Bob Marley, ou l'écouter sur une compilation où il reprend à nouveau les meilleurs titres de Bob...


vidéo ------------------> Bunny Wailer - 400 years
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# Posté le dimanche 08 avril 2007 10:18

Modifié le jeudi 08 mai 2008 07:52

Hailé Sélassié

Descendant, de la reine de Saba et du roi Salomon, dont il est le deux cent vingt-cinquième successeur, l'empereur d'Éthiopie Hailé Sélassié Ier (ou Haïla Sellassié) est à la tête de la plus ancienne dynastie du monde. Son titre complet est négus («roi des rois»), lion de Juda, défenseur de la foi chrétienne, force de la Trinité, élu de Dieu. Fils du Ras Makonnen, il a reçu pour nom à sa naissance celui de Ras Tafarí Makonnen (Tafarí : Celui qui est redouté) ; il est, en outre, le neveu de l'empereur Ménélik II, qui, au cours de son règne, commencé en 1889 et achevé à sa mort en 1913, accomplit les premiers pas vers la création d'un État unifié et moderne.

Très tôt, le futur empereur s'initie aux responsabilités du pouvoir. Il a treize ans, en 1905, lorsque son oncle lui confie le gouvernement de la province du Gura Muleta. Sa volonté de fer, sa passion pour l'étude (il a été élève des missionnaires français) l'aident à surmonter les difficultés que lui suscite son cousin Lij Yassou ; celui-ci, héritier présomptif, complote avec l'Allemagne contre le pouvoir central. Mais il est bientôt écarté : en septembre 1916, c'est le ras Tafarí qui devient prince héritier. Il aide l'impératrice Zaouditou, sa tante, à administrer le pays (qu'on appelait alors plutôt l'Abyssinie). Considérant que «l'Éthiopie a reçu l'évangile du Christ en même temps que les nations d'Occident», le prince héritier plaide à Genève, en 1923, la cause de son pays. Il y déclare que, «si les hasards de la géographie et de l'histoire l'ont isolé du monde occidental pendant des siècles, il est cependant sensible à ses valeurs et entend remplir les mêmes devoirs à l'égard de la communauté internationale». Il obtient ainsi l'admission de l'Éthiopie à la Société des Nations et décide d'y abolir l'esclavage.


Proclamé négus, en octobre 1928, sous le nom de Hailé Sélassié (force de la Trinité), il est couronné empereur à la mort de l'impératrice, le 2 novembre 1930, date devenue, depuis lors, jour de fête nationale. Il donne peu après au pays sa première Constitution écrite ; cette modernisation des institutions s'effectue toutefois avec prudence. Il n'hésite pas à solliciter, au fil des années, l'appui technique et financier de l'étranger. Lorsqu'en octobre 1935 le gouvernement de Mussolini décide d'envahir l'Éthiopie à partir de l'Érythrée et de la Somalie, l'empereur oppose une héroïque résistance à la tête de ses troupes. Mais il est desservi par un armement inférieur et la collaboration de certains seigneurs avec les Italiens. Il décide alors, en accord avec le Conseil des ministres et après avoir nommé un vice-roi (le ras Imrou), de s'expatrier ; en mai 1936, il se retire à Bath, en Grande-Bretagne. La même année, le 28 juin, il lance le fameux appel à la sécurité collective depuis la tribune de la S.D.N. à Genève, appel qui ne sera pas entendu (les sanctions contre l'Italie seront levées). Il entreprend quelques années plus tard la libération de l'Éthiopie : après avoir rallié les Éthiopiens réfugiés au Kenya et au Soudan, il vient à Khartoum en juillet 1940 (l'Italie vient de déclarer la guerre aux Alliés) et assure la liaison entre ses troupes et l'armée anglaise ; le 5 mai 1941, il fait une entrée triomphale dans sa capitale libérée par les brigades anglo-indiennes avec l'appui des Forces françaises libres.


Dans son pays recouvré, Hailé Sélassié trouve tout à reconstruire, alors que l'élite éthiopienne a été décimée par l'occupation. Poursuivant inlassablement la mission qu'il s'était assignée alors qu'il était jeune prince, il entreprend de nombreux voyages à l'étranger. Devenu la figure de proue des pays opprimés, puis du Tiers Monde et de l'Afrique en particulier (l'Organisation de l'unité africaine créée en 1963, sur son initiative, a son siège à Addis-Abeba), Hailé Sélassié travaille sans relâche à parfaire et à affermir l'unité de l'Éthiopie (incorporation de l'Érythrée, consécutive à un vote unanime du Parlement de ce pays en novembre 1962 ; visées pacifiques sur le Territoire français des Afars et des Issas). Mais il a encore à faire face à de nombreuses difficultés.

Si sa photographie et son nom sont partout dans le pays, si, même aux yeux de ses adversaires, il a conservé un grand prestige, l'empereur doit lutter contre l'aristocratie et le clergé pour leur faire accepter des innovations qui répugnent à leurs habitudes. Il réussit, certes, à centraliser entre ses mains le pouvoir, mais les propriétaires fonciers (dont il est matériellement solidaire) et l'Église restent les principaux obstacles aux initiatives de réforme qu'à son grand âge il pourrait encore décider.



L'unité éthiopienne se trouve menacée par le Front de libération de l'Érythrée, qui dispute depuis 1961 la souveraineté à l'empereur. Celui-ci n'est certes pas prêt de renoncer à cette province du littoral, seule porte dont l'Éthiopie dispose pour ses échanges avec le monde extérieur. En dépit de toutes ces difficultés, Hailé Sélassié, dont le prestige international reste grand, s'est estimé capable, bien qu'octogénaire, de tenir encore longtemps la barre de son pays.

En septembre 1974, l'empereur est destitué par des soldats et des sous-officiers. Il est assassiné par les rebelles le 27 août 1975.

# Posté le dimanche 08 avril 2007 10:29

Johnny Clarke

Johnny Clarke est l'une des voix roots les plus appréciée en France et en Europe. Rappel...



Johnny Clarke est né à TrenchTown en 1955. Le seul moyen de se sortir du ghetto est alors les gang ou la musique. Johnny opte pour le second choix et participe à de nombreux concours de chants. Il en gagne finalement à 17 ans. Repéré par le producteur Rupie Edwards, il enregistre son premier single « God made the sea and the sun » sur le label Success. Mais le succès n'étant pas au rendez-vous et persévère avec deux titres « July » et « Everyday Wandering » qui connaissent une meilleure réception du public. Malheureusement Johnny et Ruppie ont quelques problèmes d'ententes ce qui les mène à la rupture.
En 1974, Johnny Clarke rencontre Bunny Lee, l'un des producteurs les plus influents de l'île. ce dernier va en faire le leader de son équipe de chanteur qui comporta à l'époque Horace Andy, Lindval Thompson et autres Cornell Campbell... C'est l'époque de très nombreux tubes comme « Move Out of Babylon Rastaman », « None shall escape the judgment », le titre de son premier album sorti chez Total Sound, « Rock With Me Baby », « Enter Into His Gates With Praise », qui donne son nom à un autre album de Johnny, et une reprise de « No woman no cry » qui fait un carton dans son île natale.
Grâce à cette collaboration Johnny Clarke signe chez Virgin et va sortir, toujours avec Bunny Lee aux manettes, parmi ses meilleurs morceaux : « Cold it Up », « Too Much war », Tears of my pillow » et bien bien sûr le légendaire « Rockers time is now » ! ! !
Avec le début des 80's, Johnny Clarke connaît un succès décroissant au même titre que son producteur et mentor Bunny Lee. Installé au Royaume-Uni, Johnny Clarke travaille alors avec Mad Professor, Jah Shaka, Steely & Clevy et sort deux albums « Yard Style » (sur lequel on peu apprécier « Nuclear Weapon » et « Mount Zion ») et « Give Thanks ». Il enregistre un tres bon album de digital avec le roi en la matiere: King Jammy, avec "Think About It" ou il demontre qu'il est toujours d'actualité!
Il sort en 1997 un nouvel album produit par Niney the Observer, « Rock with me », mais c'est véritablement grâce au très bon label « Blood & Fire » qui sort une compilation de ses meilleurs titres de sa plus belle époque « Dreader Dread : 1976-78 » qu'il se rappelle à notre bon souvenir. Pour le meilleur...



vidéo ----------------> JOHNNY CLARKE - LIVE IN THE STUDIO

# Posté le dimanche 08 avril 2007 10:39

roots intention crew

roots intention crew - dance du ragga

# Posté le dimanche 08 avril 2007 11:30