futur crew

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# Posté le samedi 07 avril 2007 10:28

Lyricson

Dans le style big artiste en devenir, comment ne pas évoquer Lyricson, l'une des voix les plus prometteuses du dancehall francophone.



Dans le style big artiste en devenir, comment ne pas évoquer Lyricson, l'une des voix les plus prometteuses du dancehall francophone. Né en Guinée, Lyricson est un globe trotter. Agé de 23 ans, il a déjà voyagé en Afrique, et notamment au Libéria où sa mère était infirmière pendant la guerre civile, aux USA (ce qui explique que pas mal de ses paroles soit en anglais), mais également en Amérique du Sud, puisqu'il a assuré la première partie de Manu Chao lors de la dernière tournée mondiale de celui-ci...
Pour ce qui est de la musique le premier titre qui nous ait été donné d'entendre est « For a better Future » sur la mixtape Quality Streets 2, une véritable tuerie sur un riddim entre bossa-nova et influences amérindiennes, accompagné d'un beat hip-hop. Si vous ne connaissez pas l'artiste, écoutez ce titre, vous allez kiffer ! ! ! Mais non content de s'arrêter là, il enchaîne avec le titre « Bad Load » encore un big tune et « Black a dis roman » un énorme morceau qui est passé en boucle à la rédaction ! ! !
Citons également le titre « Abracadabra », un must... Dernièrement on aura pu écouter avec plaisir : « Ripping da place », un méchant duo avec Pleen Pyroman, « Chuckie » sur l'Assassinat riddim, « Night & Day »...
On attend qu'une chose : le voir plus souvent en live, et pour de plus longues représentations.

# Posté le dimanche 08 avril 2007 06:20

lyricson

Lyricson - Someday someway

# Posté le dimanche 08 avril 2007 06:27

alpha blondy

Alpha Blondy est une figure incontournable du reggae africain mais aussi du reggae mondial. Originaire de Côte d'Ivoire où il vit toujours aujourd'hui, il se fera très
vite remarquer de par l'originalité de son reggae et la tonalité de ses
textes qui vont secouer l'Afrique de l'Ouest. Comme si un vent mystique allait pour toujours envelopper la Côte d'Ivoire des années 80.



Premier fils d'une famille de neuf enfants, Seydou Koné naît à Dimbokro en 1953. Elevé par sa grand-mère, le petit garçon connaît des années heureuses : portant le même prénom que le grand-père décédé, il est le « petit mari » de l'aïeule qui le cajole. Elevé parmi des femmes âgées, il en apprend notamment de nombreuses expressions dioula recherchées. Une règle importe et marquera l'enfant pour toute sa vie : il faut « parler droit », ne pas mentir, quelles que puissent en être les conséquences.

En 1962, il retrouve sa mère à Korhogo ; celle-ci l'emmène à Odjenné où son mari travaille pour la Compagnie française de Côte d'Ivoire, la CFCI. Seydou Koné passe dix ans à Odjenné, où en 1972, il préside la section locale du Mouvement des élèves et étudiants de Côte d'Ivoire (MEECI). On l'appelle Elvis Blondy. La même année, il part suivre sa seconde au lycée normal de Korhogo. Elève inscrit à l'internat, l'adolescent forme un groupe avec ses copains Price (guitare), Pop Touré (batterie) et Diallo Salia (basse) : les Atomic Vibrations jouent en matinée les week-ends, pour les beaux yeux des jeunes filles du Couvent Sainte-Elisabeth voisin...
A force de sécher les cours pour préparer les concerts, Seydou est, à la fin de l'année, renvoyé du lycée. Désireux d'apprendre l'anglais, il convainc sa mère (qui lui trouve 25000 F CFA) de le laisser partir, en auto-stop, pour le Liberia voisin.

En 1973, Seydou Koné est à Monrovia. Il y reste treize mois, prenant des cours pour maîtriser la langue des Beatles et donnant des leçons de français. Mais le jeune homme veut aller plus loin. Il rentre en Côte d'Ivoire avec l'idée de partir aux Etats-Unis perfectionner son anglais,
aller à l'université, faire de la musique et créer un groupe. A l'époque, il a en effet déjà écrit maintes chansons. «Come back Jesus», par exemple, a été écrite au Liberia (le titre sera publié en 1985 sur l'album «Apartheid is nazism»).

C'est en 1976 que le rêve devient réalité : Blondy (c'est ainsi qu'il signe les lettres envoyées aux amis restés au pays, surnom qui existe depuis le collège à Odjenné) débarque à New York. Il s'inscrit dans une première école, la Geneva School of busines, où il suit pendant trois mois des leçons d'anglais commercial. Puis il use les bancs du Hunter College pour prendre des cours de langue accélérés et passer avec succès le test qui lui permet enfin de s'inscrire à l'American Language Program de Columbia University.
Pendant deux ans, le jeune Ivoirien suit ce programme destiné aux étudiants étrangers. En même temps, souvent de nuit, forcément, il enchaîne les jobs alimentaires -il est notamment coursier, à 5 dollars le pli porté. A ce rythme, il tombe bientôt malade. Alors qu'un médecin lui conseille de se reposer, un ami ivoirien, Oullaï Joachim, lui suggère de venir le rejoindre à Waco, au Texas. Seydou arrête les cours et quitte New York, son climat qui peut être si froid et son rythme infernal.
A Waco, le compatriote l'aide à trouver du travail :
c'est l'usine de dindons Plantation Food, puis celle de poulets.
Mais les abattoirs, cela ne correspond pas si bien que ça
au jeune homme qui, à New York, comme la plupart des Africains, évoluait dans les milieux carribéens et notamment jamaïcains : toute la période new-yorkaise a en effet été celle d'une approche de la philosophie rasta, illustrée par le concert donné par Burning Spear en 1976 à Central Park,
dont Alpha parle encore aujourd'hui comme d'une date majeure, et en quelque sorte, emblématique. Après les volailles, donc, le jeune Blondy trouve un job chez le plus grand distributeur de musiques chrétiennes du monde. Pour sa part, il continue d'écrire ses titres.

Une rencontre lui donne beaucoup d'espoir : celle du Jamaïcain Clive Hunt, qui lui présente The Sylvesters, un groupe formé par une famille de Dominicains qui joue régulièrement dans les petites salles de l'Etat de New York. Espérant enfin réussir, Blondy quitte le Texas et commence à se produire en première partie des Sylvesters. Il chante ses propres compositions, dont «Burn down the apartheid», «Bory Samory» (publié en 1984 sur « Cocody Rock ») ou «War», de Bob Marley, en français (publié en 1994 sur «Dieu»)...
Mais le plus grand espoir du jeune homme repose sur les 8 chansons enregistrées, sous la houlette de Clive Hunt, au studio Eagle Sound à Brooklyn. A l'époque, Clive Hunt a déjà réalisé le 1er album des Abyssinians, travaillé avec Max Romeo et écrit une chanson (Milk and Honey) pour Dennis Brown. Le disque ne voit malheureusement jamais le jour : le réalisateur ayant des problèmes d'argent, il a, dit-on à Blondy, quitté New York pour Londres.

Déjà quatre ans passés aux Etats-Unis, sans résultat vraiment palpable : en 1980, Blondy décide de rentrer en Côte d'Ivoire.
Peu glorieux, le retour est douloureux.
Le rêve américain a tourné au cauchemar.

De retour à Abidjan, Blondy habite chez des amis. Il se met à répéter avec des musiciens ghanéens au ghetto d'Adjamé, au Bracody Bar. Désormais, il se fait appeler Alpha, qu'il a ajouté à Blondy en signe d'espoir d'une nouvelle vie, d'un commencement.

En 1981, Roger Fulgence Kassy lui propose de passer dans l'émission qu'il présente à la télévision ivoirienne (la RTI), «Première chance». Les deux hommes se connaissent de longue date.
Adolescents, ils se retrouvaient en effet à Abidjan pendant les grandes vacances, au quartier Ebrié, chacun chez son oncle (les deux oncles travaillaient à la Présidence) ; ils ont passé le BEPC la même année.
Avant le départ au Liberia, en 1973, c'est d'ailleurs ensemble qu'ils se présentent au concours d'entrée à la RTI. Fulgence réussit, et entre au studio-école de la télévision ivoirienne. Quand Blondy revient des Etats-Unis, Fulgence fait partie de l'équipe du studio 302, dirigée par Georges Benson. En 1981 donc, Ful, comme l'appelle Alpha, lui propose «Première chance». Pour le chanteur qui a bientôt trente ans, c'est plutôt la dernière chance...
Il interprète quatre chansons : «Christopher Colombus» de Burning Spear, et trois de ses compositions, «Bintou were were», «Dounougnan» et «The end». «Tu verras, demain, ta vie va changer», avait prévenu Fulgence. Effectivement. Devant l'engouement suscité par le passage à la télévision, Georges Benson propose au chanteur de produire son premier album.
Ce sera «Jah Glory», qui sort fin 1982 début 1983. C'est, au grand regret de Seydou Koné, malheureusement trop tard pour faire partager sa joie à sa grand-mère chérie. Sur l'album, un titre que Benson hésite à mettre : «Brigadier sabari». La chanson (dont l'intitulé peut se traduire par la supplication «Brigadier, pitié!») dénonce les violences dont la police est coutumière. Le titre fait un tabac en Côte d'Ivoire et dans toute la région.
Il accompagne jusqu'à aujourd'hui la riche carrière d'Alpha Blondy,
qui compte plus de quinze albums et un nombre incalculable de concerts.
Avec son groupe le Solar System, l'artiste se produit en effet aux quatre coins de la planète, portant haut les couleurs de l'Afrique et de son pays,
la Côte d'Ivoire.



vidéo -------------------> Alpha Blondy - Jerusalem

# Posté le dimanche 08 avril 2007 06:44

Modifié le jeudi 08 mai 2008 07:39

Turbulence

Turbulence est sans conteste l'un des sing-jays les plus talentueux de Jamaïque...



Né en 1981, à Kingston, Turbulence est sans conteste l'un des sing-jays les plus talentueux de Jamaïque. Il débute avec le nom de Double Trouble, puis opte pour Turbulence sur les conseils d'un ami. Repéré par Fatis Burell, le boss du label Xterminator, le même qui a fait émergé Sizzla Kalonji, Turbulence va apprendre le métier grâce au célèbre producteur. A ses débuts, Turbulence était perçu comme un copycat de Sizzla. Il faut dire que les deux hommes appartenaient au crew de Fatis, de même que Luciano, Prince Malachi et consorts... Et c'est vrai que ses premiers titres pouvaient prêter à confusion tant la voix de turbulence et celle de Sizzla étaient proches. Mais doucement et sûrement Turbulence a fait son chemin et a réussi à trouver sa propre voix aux côtés de celui qu'il considère comme sa plus grande inspiration. Il débute avec le single « Think of peace ». Il travaille très vite avec la crème des producteurs jamaïcains actuels : Bobby Digital et Black Scorpio en tête ! ! ! Il enchaîne avec des titres comme « Feelin da vibes » et de nombreuses apparitions sur des séries comme « ethiopia awakes » (ultime ! !), le « faith riddim », le « campo riddim », le « honey cone riddim »... Il rencontre un énorme succès sur son île natale où il se positionne très vite comme l'un des artistes favoris des rudeboys.
Mais Turbulence a la tête sur les épaules, il a profité de ses premiers succès pour monter sa boîte de prod « Higher Trod ». Il a également un certain nombre d'albums d'inégales valeurs tels que « Different Things », « Truth », « Join us », « Future », « Rising », « Hail to the King ». Pourvu qu'il privilégie la qualité pustôt que la quantité comme Sizzla.
Pour ceux qui ont eu la chance d'assister à son concert en première partie de Sizzla, ils ont pu apprécier les qualités vocales et scéniques de cet artiste. Pour les autres, il faudra rattraper votre retard.
Pour les amateurs de galettes, on peut citer parmi ses dernières prestations musicales les plus remarquées ses apparitions sur le livity riddim, le mr greedy riddim, le clean vibes riddim (made in France), le no war ridim...
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# Posté le dimanche 08 avril 2007 07:00

Modifié le vendredi 27 mars 2009 17:36